JOSE MARIA DE HEREDIA RENCONTRE FREDERICK S WIGHT « Chaque soir, espérant des lendemains épiques, / L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques / Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ; / Ou penchés à l’avant des blanches caravelles, / Ils regardaient monter en un ciel ignoré / Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles. »

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Heredia, Poésie, Wight

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Frederick S. Wight, « Hour by Hour », 1985, huile sur toile, 121,9 x 152,4 cm, Collection privée

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.

José-Maria de Heredia, « Les conquérants »,  Les Trophées, 1893

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.

 

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