PAUL ELUARD RENCONTRE REN HANG « Un tout petit peu de sommeil / Les rendait au soleil futur / Ils duraient ils savaient que vivre perpétue / Et leurs besoins obscurs engendraient la clarté / Ils n’étaient que quelques-uns / Ils furent foule soudain »

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Eluard, Poésie, The Poetic Match

Ren Hang, Untitled, 2016, Photographie, Collection privée à retrouver à l’exposition Ren Hang actuellement à la maison européenne de la photographie

 

Un tout petit peu de sommeil
Les rendait au soleil futur
Ils duraient ils savaient que vivre perpétue

Et leurs besoins obscurs engendraient la clarté

Ils n’étaient que quelques-uns
Ils furent foule soudain

Paul Eluard, « Faire vivre », 1944

Ils étaient quelques-uns qui vivaient dans la nuit
En rêvant du ciel caressant
Ils étaient quelques-uns qui aimaient la forêt
Et qui croyaient au bois brûlant
L’odeur des fleurs les ravissait même de loin
La nudité de leurs désirs les recouvrait

Ils joignaient dans leur coeur le souffle mesuré
A ce rien d’ambition de la vie naturelle
Qui grandit dans l’été comme un été plus fort

Ils joignaient dans leur coeur l’espoir du temps qui vient
Et qui salue même de loin un autre temps
A des amours plus obstinées que le désert

Un tout petit peu de sommeil
Les rendait au soleil futur
Ils duraient ils savaient que vivre perpétue

Et leurs besoins obscurs engendraient la clarté

Ils n’étaient que quelques-uns
Ils furent foule soudain

Ceci est de tous les temps.

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