All posts filed under: Baudelaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE GERARD FROMANGER « Nous pourrons espérer et crier : En avant ! / De même qu’autrefois nous partions pour la Chine, / Les yeux fixés au large et les cheveux au vent » / « We can hope and cry out: Forward! / Just as in other times we set out for China, / Our eyes fixed on the open sea, hair in the wind, »

Gérard Fromanger, En Chine, à Hu-Xian, 1974, huile sur toile, 200 x 300 cm, Centre Pompidou, Paris Nous pourrons espérer et crier : En avant ! De même qu’autrefois nous partions pour la Chine, Les yeux fixés au large et les cheveux au vent, We can hope […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE EDWARD HOPPER « Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité, / Et les grands ciels qui font rêver d’éternité. » / « The chimneys, the belfries, those masts of the city, And the skies that make one dream of eternity. »

Edward Hopper, Roofs, Washington Square, 1926. Aquarelle sur papier, 56.2 x 71.44 cm, Carnegie Museum of Art, Pittsburgh Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité, Et les grands ciels qui font rêver d’éternité. The chimneys, the belfries, those masts of the city,  And the […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE DE NICOLAS PRENDERGAST « Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. » / « A port is a delightful place of rest for a soul weary of life’s battles. The vastness of the sky, the mobile architecture of the clouds, the changing coloration of the sea, the twinkling of the lights, are a prism marvelously fit to amuse the eyes without ever tiring them »

Maurice Prendergast, Fête de nuit, Venise, 1898, gouache sur papier, 27,8 x 38 cm, Courtault Institute of Art Gallery, Londres Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE ANDREW WYETH « Comme un visage en pleurs que les brises essuient, L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient » / « Like a tear-stained face being dried by the breeze, The air is full of the shudders of things that flee »

Andrew Wyeth, Her Room, 1963. tempera, Farnsworth Art Museum, Rockland, Maine Comme un visage en pleurs que les brises essuient, L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient Charles Baudelaire, « Le crépuscule du matin », Les Fleurs du Mal, 1857 La diane chantait dans les […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE RENE MAGRITTE « Vous êtes assis et vous fumez ; vous croyez être assis dans votre pipe, et c’est vous que votre pipe fume ; c’est vous qui vous exhalez sous la forme de nuages bleuâtres » / « You are sitting and smoking; you believe that you are sitting in your pipe, and that your pipe is smoking you; »

René Magritte, La Lampe philosophique, 1936, huile sur toile, 26 x 65 cm, actuellement au Centre Pompidou pour l’exposition « Magritte, la trahison des images », Paris Vous êtes assis et vous fumez ; vous croyez être assis dans votre pipe, et c’est vous que votre pipe […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE GERHARD RICHTER « Usant à l’envi leurs chaleurs dernières, / Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux, / Qui réfléchiront leurs doubles lumières / Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. » / « Using their dying flames emulously, / Our two hearts will be two immense torches / Which will reflect their double light / In our two souls, those twin miroirs. »

Gerhard Richter, Deux bougies, 1982, huile sur toile, 80 cm x 100 cm, Leeum, Samsung Museum of Art, Séoul Usant à l’envi leurs chaleurs dernières, Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux, Qui réfléchiront leurs doubles lumières Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. Using their dying flames emulously,  […]

Laisser un commentaire

BAUDELAIRE RENCONTRE VON STUCK « Elle marche en déesse et repose en sultane ; / Elle a dans le plaisir la foi mahométane, / Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins, / Elle appelle des yeux la race des humains. » / « She walks like a goddess, rests like a sultana; / She has a Mohammedan’s faith in pleasure / And to her open arms which are filled by her breasts, / She lures all mortals with her eyes. »

Franz Von Stuck, Le péché, 1910, huile sur toile, 60 x 95 cm, Collection privée Elle marche en déesse et repose en sultane ; Elle a dans le plaisir la foi mahométane, Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins, Elle appelle des yeux la race […]

Laisser un commentaire

CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE GUSTAV KLIMT « Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, / Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, / Est fait pour inspirer au poète un amour / Éternel et muet ainsi que la matière. » / « I am fair, O mortals! like a dream carved in stone, / And my breast where each one in turn has bruised himself / Is made to inspire in the poet a love / As eternal and silent as matter. »

Gustav Klimt, Judith et Holopherne, 1901, huile sur toile, 84 cm x 42 cm, Österreichische Galerie Belvedere, Vienne Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet […]

Laisser un commentaire

BAUDELAIRE RENCONTRE FRIEDRICH « J’ai longtemps habité sous de vastes portiques / Que les soleils marins teignaient de mille feux, / Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, / Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. / J’ai longtemps habité sous de vastes portiques » / « For a long time I dwelt under vast porticos / Which the ocean suns lit with a thousand colors, / The pillars of which, tall, straight, and majestic, / Made them, in the evening, like basaltic grottos. »

Caspar David Friedrich, Ruines du monastère Oybimn, le rêveur, 1840, huile sur toile, 21 x 31 cm, Collection privée J’ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux […]

Laisser un commentaire

BAUDELAIRE RENCONTRE BASQUIAT « C’est l’Ennui ! L’œil chargé d’un pleur involontaire, / II rêve d’échafauds en fumant son houka. / Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat, /- Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère ! » / « He is Ennui! — His eye watery as though with tears, / He dreams of scaffolds as he smokes his hookah pipe. / You know him reader, that refined monster, / — Hypocritish reader, — my fellow, — my brother! »

Jean-Michel Basquiat, Untitled, 1982, acrylique, peinture à l’huile et stylo sur toile, 182,9 x 152,4 cm, Collection privée C’est l’Ennui ! L’œil chargé d’un pleur involontaire, II rêve d’échafauds en fumant son houka. Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat, – Hypocrite lecteur, – mon semblable, – […]

Laisser un commentaire

BAUDELAIRE RENCONTRE BASQUIAT« Un Ange, imprudent voyageur / Qu’a tenté l’amour du difforme, / Au fond d’un cauchemar énorme / Se débattant comme un nageur » / « An Angel, imprudent voyager / Tempted by love of the deformed, / In the depths of a vast nightmare / Flailing his arms like a swimmer »

Jean-Michel Basquiat, Untitled (Fallen Angel), 1981, acrylique et huile en stick sur toile, 167,6 x 198,1 cm, Collection privée Un Ange, imprudent voyageur   Qu’a tenté l’amour du difforme,  Au fond d’un cauchemar énorme  Se débattant comme un nageur An Angel, imprudent voyager Tempted by love of […]

Laisser un commentaire

BAUDELAIRE RENCONTRE RODIN « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. / Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, / De vers, de billets doux, de procès, de romances, / Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, / Cache moins de secrets que mon triste cerveau. » / « I have more memories than if I’d lived a thousand years. / A heavy chest of drawers cluttered with balance-sheets, / Processes, love-letters, verses, ballads, / And heavy locks of hair enveloped in receipts, / Hides fewer secrets than my gloomy brain. »

Auguste Rodin, Le Penseur, 1881-1882, bronze, Musée Rodin, Paris J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de […]

1 commentaire