CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE DE NICOLAS PRENDERGAST « Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. » / « A port is a delightful place of rest for a soul weary of life’s battles. The vastness of the sky, the mobile architecture of the clouds, the changing coloration of the sea, the twinkling of the lights, are a prism marvelously fit to amuse the eyes without ever tiring them »

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Baudelaire, Charles Prendergast, Poésie, The Poetic Match

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Maurice Prendergast, Fête de nuit, Venise, 1898, gouache sur papier, 27,8 x 38 cm, Courtault Institute of Art Gallery, Londres

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vieL’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser.


A port is a delightful place of rest for a soul weary of life’s battles. The vastness of the sky, the mobile architecture of the clouds, the changing coloration of the sea, the twinkling of the lights, are a prism marvelously fit to amuse the eyes without ever tiring them

Charles Baudelaire, « Le port », Le Spleen de Paris, 1864

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l’âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.


A port is a delightful place of rest for a soul weary of life’s battles. The vastness of the sky, the mobile architecture of the clouds, the changing coloration of the sea, the twinkling of the lights, are a prism marvelously fit to amuse the eyes without ever tiring them. The slender shapes of the ships with their complicated rigging, to which the surge lends harmonious oscillations, serve to sustain within the soul the taste for rhythm and beauty. Also, and above all, for the man who no longer possesses either curiosity or ambition, there is a kind of mysterious and aristocratic pleasure in contemplating, while lying on the belvedere or resting his elbows on the jetty-head, all these movements of men who are leaving and men who are returning, of those who still have the strength to will, the desire to travel or to enrich themselves.

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