CHARLES BAUDELAIRE RENCONTRE GUSTAV KLIMT « Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, / Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, / Est fait pour inspirer au poète un amour / Éternel et muet ainsi que la matière. » – « I am fair, O mortals! like a dream carved in stone, / And my breast where each one in turn has bruised himself / Is made to inspire in the poet a love / As eternal and silent as matter. »

Gustav Klimt, Judith et Holopherne, 1901, huile sur toile, 84 cm x 42 cm, Österreichische Galerie Belvedere, Vienne Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet […]

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LAMARTINE RENCONTRE TOULOUSE-LAUTREC « Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive, Hâtons-nous, jouissons ! L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; Il coule, et nous passons ! » – « Let’s love, then! Love, and feel while feel we can / The moment on its run. There is no shore of Time, no port of Man. It flows, and we go on. »

Henri de Toulouse-Lautrec, Le Baiser, 1892, Carton, 60 x 80 cm, Collection privée Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive, Hâtons-nous, jouissons ! L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; Il coule, et nous passons ! Let’s love, then! Love, […]

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NERUDA RENCONTRE CABANEL « Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec les cerisiers. » – « I want to do with you what spring does with the cherry trees »

Alexandre Cabanel, La Naissance de Vénus, 1863, huile sur toile, 130 x 225 cm, musée d’Orsay, Paris Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec les cerisiers. I want to do with you what spring does with the cherry trees. Pablo Neruda, « Ton […]

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ARTHUR RIMBAUD RENCONTRE ROY LICHTENSTEIN « Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale ! Ô renouveau d’amour, aurore triomphale » – « O splendour of flesh! O ideal splendour! O renewal of love, triumphal dawn »

Roy Lichtenstein, Sunshine, 1965, Sérigraphie, Collection privée Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale ! Ô renouveau d’amour, aurore triomphale O splendour of flesh! O ideal splendour!O renewal of love, triumphal dawn Arthur Rimbaud, « Soleil et Chair », avril 1870 Le Soleil, le foyer […]

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ALPHONSE ALLAIS RENCONTRE YANG YONGLIANG « Il faudrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! » / « We should build cities in the countryside because the air is purer there ! »

Yang Yongliang, Viridescence, 2009, Epson Ultragiclee print on Epson fine art paper, 44 x 44 cm, Collection privée Il faudrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! We should build cities in the countryside because the air is purer there ! […]

CELINE RENCONTRE DOISNEAU «  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et qui ne vient pas de Marseille, de la femme qui n’a pas de barbe, du magicien qui est cocu, de l’orgue qui n’est pas en or, derrière le tir dont les oeufs sont vides. C’est la fête à tromper les gens du bout de la semaine. »

Robert Doisneau, La fête foraine, 1950, photographie, n.c., Collection privée  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et […]

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JACQUES PREVERT RENCONTRE FRANTISEK KUPKA « Ils sont marrants les êtres / Ils tombent ils tombent toujours ils tombent comme la nuit et se lèvent comme le jour. »

Francisek Kupka, Chute, 1910-1913, huile sur toile, 74 x 84 cm, Centre Pompidou, Paris Ils sont marrants les êtres  Ils tombent ils tombent toujours ils tombent comme la nuit et se lèvent comme le jour. Jacques Prévert, « Tant bien que mal », Paroles, 1946 Ils sont marrants […]

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STEPHANE MALLARME RENCONTRE CHU TEH CHUN « Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres / D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! / Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux / Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe» / « Away to where I hear, in squall and spray, / Weird birds delighting under unknown skies! / No ancient gardens mirrored in my eyes / Can stay my sea-merged heart, nor yet the light »

Chu Teh Chun, Sans titre, 2008, huile sur toile, 195 x 130 cm, Collection privée Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce […]

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HEGEL RENCONTRE MILLET « Certes, l’homme doit nécessairement se livrer au fini ; mais il existe une nécessité plus haute, qui consiste à pouvoir disposer d’un dimanche de la vie où nous nous élevons au-dessus des travaux de la semaine pour nous consacrer à ce qui est vrai et le porter à la conscience. »

Jean-François Millet, L’Angélus, 1857, huile sur toile, 55,5 × 66 cm, Musée d’Orsay, Paris Certes, l’homme doit nécessairement se livrer au fini ; mais il existe une nécessité plus haute, qui consiste à pouvoir disposer d’un dimanche de la vie où nous nous élevons au-dessus des travaux de la […]

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RIMBAUD RENCONTRE VAN GOGH « J’ai révé la nuit verte aux neiges éblouies, / Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs, / La circulation des sèves inouïes / Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs ! » – « I have dreamed of the green night of the dazzled snowsThe kiss rising slowly to the eyes of the seas,The circulation of undreamed-of saps, And the yellow-blue awakenings of singing phosphorus! »

Vincent Van Gogh, Le Semeur, 1888, huile sur toile, 32 x 40 cm, Rijksmuseum Vincent Van Gogh, Amsterdam  J’ai révé la nuit verte aux neiges éblouies,  Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,  La circulation des sèves inouïes  Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !  I have […]

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PAUL ELUARD RENCONTRE ODILE REDON « Le jour en pure perte noie les étoiles / A la pointe d’un seul regard / De la même contemplation / Il faut brûler le sphinx qui nous ressemble / Et ses yeux de saison / Et ses mousses de solitude. »

Odile Redon, Le Sphinx rouge, 1912, huile sur toile, pastel, 61 x 49.5 cm, Collection privée Le jour en pure perte noie les étoiles A la pointe d’un seul regard De la même contemplation Il faut brûler le sphinx qui nous ressemble Et ses yeux de […]

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