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CELINE RENCONTRE DOISNEAU «  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et qui ne vient pas de Marseille, de la femme qui n’a pas de barbe, du magicien qui est cocu, de l’orgue qui n’est pas en or, derrière le tir dont les oeufs sont vides. C’est la fête à tromper les gens du bout de la semaine. »

Robert Doisneau, La fête foraine, 1950, photographie, n.c., Collection privée  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et […]

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LOUIS FERDINAND CELINE RENCONTRE CLAUDE MONET « Le train est entré en gare. Je n’étais plus très sûr de mon aventure quand j’ai vu la machine. Je l’ai embrassé Molly avec tout ce que j’avais encore de courage dans la carcasse. J’avais de la peine, de la vraie, pour une fois, pour tout le monde, pour moi, pour elle, pour tous les hommes. »

Claude Monet, La Gare Saint Lazare, 1877 , huile sur toile, 75 × 105 cm, Musée d’Orsay, Paris Le train est entré en gare. Je n’étais plus très sûr de mon aventure quand j’ai vu la machine. Je l’ai embrassé Molly avec tout ce que j’avais encore de […]

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LOUIS FERDINAND CELINE RENCONTRE NICOLAS DE STAEL « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. (…) Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » / « Travel is useful, it exercises the imagination. All the rest is disappointment and fatigue. Our journey is entirely imaginary. (…) That is its strength.

Nicolas de Stael, Les mouettes, 1955, huile sur toile, Collection privée Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination.  Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.  Il va de la vie à la mort. Hommes, […]

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CELINE RENCONTRE DUBUFFET « Avec ma mère, nous fîmes un grand tour dans les rues proches de l’hôpital, une après-midi, à marcher en traînant dans les ébauches de rues qu’il y a par là, des rues aux lampadaires pas encore peints, entre les longues façades suintantes, aux fenêtres bariolées des cent petits chiffons pendants, les chemises des pauvres, à entendre le petit bruit du graillon qui crépite à midi, orage des mauvaises graisses (…) Tout se passe en efforts pour éloigner la vérité de ces lieux qui revient pleurer sans cesse sur tout le monde ; on a beau faire, on a beau boire, et du rouge encore, épais comme de l’encre, le ciel reste ce qu’il est là-bas, bien refermé dessus, comme une grande mare pour les fumées de la banlieue. »

Jean Dubuffet, Scarred Landscape, 1952, huile sur toile, 59.9 x 73.2 cm, Collection particulière Avec ma mère, nous fîmes un grand tour dans les rues proches de l’hôpital, une après-midi, à marcher en traînant dans les ébauches de rues qu’il y a par là, des rues […]

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