LOUIS FERDINAND CELINE RENCONTRE NICOLAS DE STAEL « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. (…) Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » / « Travel is useful, it exercises the imagination. All the rest is disappointment and fatigue. Our journey is entirely imaginary. (…) That is its strength.

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Céline, De Staël, Littérature, Poésie, The Poetic Match

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Nicolas de Stael, Les mouettes, 1955, huile sur toile, Collection privée

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. 
Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. 
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.
Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. 
C’est de l’autre côté de la vie.


Travel is useful, it exercises the imagination.
All the rest is disappointment and fatigue. Our journey is entirely imaginary. That is its strength.
It goes from life to death. People, animals, cities, things, all are imagined.
It’s a novel, just a fictitious narrative. Littré says so, and he’s never wrong.
And besides, in the first place, anyone can do as much. You just have to close your eyes.
It’s on the other side of life

Louis-Ferdinand Céline, « Incipit » dans Voyage au bout de la nuit, Gallimard, 1933

One thought on “LOUIS FERDINAND CELINE RENCONTRE NICOLAS DE STAEL « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. (…) Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » / « Travel is useful, it exercises the imagination. All the rest is disappointment and fatigue. Our journey is entirely imaginary. (…) That is its strength.”

  1. Et puis voler pour toucher au bout de la nuit c’est percer le tunnel !

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