All posts filed under: Littérature

CELINE RENCONTRE DOISNEAU «  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et qui ne vient pas de Marseille, de la femme qui n’a pas de barbe, du magicien qui est cocu, de l’orgue qui n’est pas en or, derrière le tir dont les oeufs sont vides. C’est la fête à tromper les gens du bout de la semaine. »

Robert Doisneau, La fête foraine, 1950, photographie, n.c., Collection privée  C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du traiteau de lutteur qui n’a pas de biceps et […]

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MARCEL PROUST RENCONTRE EMIL NOLDE « c’était sur des surfaces unies et planes comme celles de la mer que, par un matin d’orage déjà tout empourpré, commençait, au milieu d’un aigre silence, dans un vide infini, l’oeuvre nouvelle (…) comme un mystique chant du coq, un appel ineffable, mais suraigu, de l’éternel matin. »  

Emil Nolde, Ciel et mer, 1920, huile sur toile, 120 x 150 cm, Collection privée C’était sur des surfaces unies et planes comme celles de la mer que, par un matin d’orage déjà tout empourpré, commençait, au milieu d’un aigre silence, dans un vide infini, l’oeuvre […]

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BORIS VIAN RENCONTRE NAN GOLDIN « Chloé, je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l’odeur qui vient de vous. »

La Rencontre poétique d’Alma Jélavy, à retrouver dans La Blouse Nan Goldin, Patrick and Teri on their wedding night, 1987, photographie, Collection privée Chloé, je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre […]

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JOHN FANTE RENCONTRE MEHDI BESNAINOU «  Je regardais les gueules autour de moi, et je savais que la mienne était pareille. Des tronches vidées de leur sang, des mines pincées, soucieuses, paumées. Des tronches comme des fleurs arrachées de leurs racines et fourrées dans un joli vase ; les couleurs ne duraient pas bien longtemps. Fallait vraiment que je quitte cette ville. » / « I looked at the faces around me, and I knew mine was like theirs. Faces with the blood drained away, tight faces, worried, lost. Faces like flowers torn from their roots and stuffed into a pretty vase, the colors draining fast. I had to get away from that town. »

La Rencontre poétique de Mehdi Besnainou, à retrouver sur http://mehdibesnainou.com Mehdi Besnainou, Me and my friends, 2014, dessin, 35 x 20 cm, Collection privée Je regardais les gueules autour de moi, et je savais que la mienne était pareille. Des tronches vidées de leur sang, des mines […]

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LOUIS FERDINAND CELINE RENCONTRE NICOLAS DE STAEL « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force. (…) Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » / « Travel is useful, it exercises the imagination. All the rest is disappointment and fatigue. Our journey is entirely imaginary. (…) That is its strength.

Nicolas de Stael, Les mouettes, 1955, huile sur toile, Collection privée Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination.  Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.  Il va de la vie à la mort. Hommes, […]

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