MAURICE RALLIANT RENCONTRE EDWARD MUNCH « Et, ses grands yeux ouverts aux étoiles, / la Nuit enivre de secret ses extases moroses, / Aspire avec longueur le magique des choses. »

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Maurice Ralliant, Munch, Poésie

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Edward Munch, La nuit étoilée, 1923, huile sur toile, 121 x 99,5 cm, Oslo, Musée Munch

Et — ses grands yeux ouverts aux étoiles — la Nuit 
Enivre de secret ses extases moroses, 
Aspire avec longueur le magique des choses.

Maurice Ralliant, « Sonnet », Paysages et paysans, 1899

À quoi pense la Nuit, quand l’âme des marais
Monte dans les airs blancs sur tant de voix étranges,
Et qu’avec des sanglots qui font pleurer les anges
Le rossignol module au milieu des forêts ?…

À quoi pense la Nuit, lorsque le ver luisant
Allume dans les creux des frissons d’émeraude,
Quand murmure et parfum, comme un zéphyr qui rôde,
Traversent l’ombre vague où la tiédeur descend ?…

Elle songe en mouillant la terre de ses larmes
Qu’elle est plus belle, ayant le mystère des charmes,
Que le jour regorgeant de lumière et de bruit.

Et, ses grands yeux ouverts aux étoiles, la Nuit 
Enivre de secret ses extases moroses, 
Aspire avec longueur le magique des choses.

 

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