STEPHANE MALLARME RENCONTRE CHU TEH CHUN « Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres / D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! / Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux / Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe» / « Away to where I hear, in squall and spray, / Weird birds delighting under unknown skies! / No ancient gardens mirrored in my eyes / Can stay my sea-merged heart, nor yet the light »

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Chu Teh Chun, Mallarmé, Poésie, The Poetic Match

Chu Teh-Chun Sans titre 2008 Huile sur toile 195 x 130 cm

Chu Teh ChunSans titre, 2008, huile sur toile, 195 x 130 cm, Collection privée

Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe


Away to where I hear, in squall and spray,
Weird birds delighting under unknown skies!
No ancient gardens mirrored in my eyes
Can stay my sea-merged heart, nor yet the light

Stéphane Mallarmé, « Brise marine », Vers et Prose, 1893

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !


The flesh is sad. I’ve read the books. Away!
Away to where I hear, in squall and spray,
Weird birds delighting under unknown skies!
No ancient gardens mirrored in my eyes
Can stay my sea-merged heart, nor yet the light
Of my lamp shining desolate (O Night!)
On blank sheets where the white stands guardian,
Nor the young woman nursing her newon.

Away! O ship with mastwork all asway,Raise anchor for a stranger land today!
Boredom, whom ruthless hope left high and dry,
Still dreams of handkerchiefs, their great goodbye.
The mast may well be beckoning the gale
That blew the end of many a steamer’s tale:
Mastless, adrift, with no green isle about.
ut oh my Soul! What songs the sailors shout.

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