FELIX ARVERS RENCONTRE GERHARD RICHTER « Mon âme a son secret, ma vie a son mystère : / Un amour éternel en un moment conçu. / Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire, / Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su. » / «  My soul has its secret, my life has its mystery / An eternal love concieved in a moment / Evil has no hope, and I had to hold my tongue / And she who did never knew a thing. »

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Arvers, Poésie, Richter, The Poetic Match

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Gerhard Richter, Betty, 1988, huile sur toile, 102 cm x 72 cm

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.


My soul has its secret, my life has its mystery
An eternal love concieved in a moment
Evil has no hope, and I had to hold my tongue
And she who did never knew a thing.

Félix Arvers, « Sonnet d’Arvers »  dans Mes heures perdues, 1833

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.

Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas ;

À l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.


My soul has its secret, my life has its mystery
An eternal love concieved in a moment
Evil has no hope, and I had to hold my tongue
And she who did never knew a thing

Alas I would have passed her by unseen
Always by her side, and yet alone
And right up till the end I’d have done my time on earth
Not daring to ask anything nor having recieved a thing

For her, even though God made her sweet and tender
She’ll go on her path, distracted and without hearing
This murmer of love lifted on her steps

At her thankless task piously loyal
She’ll say, reading these lines full of her
« Who then is this woman? » and won’t understand

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