SERGE GAINSBOURG RENCONTRE JOHN EVERETT MILLAIS « Tu t’en vas à la dérive / Sur la rivière du souvenir / Et moi, courant sur la rive, / Je te crie de revenir / Mais, lentement, tu t’éloignes »

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John Everett Millais, Ophelia, 1851, huile sur toile, 76.2 × 111.8 cm, Tate Britain, Londres

Tu t’en vas à la dérive 
Sur la rivière du souvenir 
Et moi, courant sur la rive, 
Je te crie de revenir 
Mais, lentement, tu t’éloignes 

Serge Gainsbourg, « La noyée », 1971

Tu t’en vas à la dérive 
Sur la rivière du souvenir 
Et moi, courant sur la rive, 
Je te crie de revenir 
Mais, lentement, tu t’éloignes 
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t’enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m’attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit

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